Atelier d’initiation à l’audiodescription

Rédigé par Raphaël Aucun commentaire
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dans le cadre des ateliers Premiers Plans, était organisé un stage d’initiation à l’audiodescription, ouvert à tout public. Animé par l’audiodescriptrice Dune CHERVILLE, je suis intervenu au cours de cet atelier avec deux autres personnes en tant que relecteur.

LA TRACTION DES PÔLES
Marine Levéel


De près, Mickaël semble évoluer dans une nébuleuses de désirs : retrouver son cochon disparu, obtenir sa certification biologique, rompre sa solitude dans un désert de colza. Mais de plus loin, Mickaël a plutôt l’air d’être un point aimanté vers Paul.


Ce scénario a reçu le prix du public du festival Premiers Plans d’Angers. C’est ce film qui a été retenu comme base de travail pour l’atelier d’initiation à l’audiodescription.

Au cours de ce stage, les participants ont d’abord eu une première journée consacrée à la découverte de l’audiodescription, en visionnant des extraits de films, mixés bien entendu avec le dispositif.

Ils ont ensuite, avec l’aide de Dune CHERVILLE, audiodescriptrice professionnelle, rédigé le script que Carole, Christelle et moi avont relu. La relecture consiste à écouter le texte, lu à haute voix par une personne, en parallèle du film.

Lors de notre intervention, les stagiaires avaient beaucoup d’interrogation par rapport à leur travail, quant au choix des éléments essentiels ou non à décrire, du vocabulaire et des tournures de phrases. Décrire un court-métrage, bien qu’ils soit justement court, est paradoxalement très difficile, car il exprime énormément de choses en peu de temps, principalement par l’image.

Le titre « La Traction des Pôles » est en soit une première difficulté, car il s’agit d’un holorime ; il faut donc que le lecteur soit vigilant à appliquer une prosodie adaptée à l’annonce du titre.

Au début du film, comme on fait connaissance avec les personnages, dont certains apparaissent brièvement, la première version du script anonymisait trop en le désignant par « un homme » le contrôleur, ce qui portait à confusion quand par la suite il était désigné par « le contrôleur », on pouvait penser à l’apparition d’un nouveau personnage.

Certains effets visuels ont donné du fil à retordre à nos descripteurs, notamment quand les deux héros du film s’élèvent dans les airs comme par magie, mais en réalité installés dans la pelle d’un tracteur.

Un participant s’est demandé s’il n’influençait pas le spectateur par les choix des éléments qu’il décidait de décrire. Il a été convenu que, quoiqu’il en soit, l’audiodescription avait obligatoirement une influence sur son public puisque voir des images provoque des émotions et que ces émotions, il fallait trouver des mots pour les transmettre à quelqu’un qui ne voit pas.


Après cette intense semaine pour les stagiaires, ceux-ci ont visiblement beaucoup apprécié cette initiation et ont été heureux de l’intervention des trois relecteurs. Pour nous, cette première expérience a également été très enrichissante. Pour ma part, je serais prêt à la renouveler.


Nous attendons avec impatience le résultat final diffusé lors du prochain festival Premiers Plans !

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